polinfra

Le caisson de grave
BR 180

Comment obtenir de l'extrême grave ?

Sans rentrer dans la théorie et les calculs, nous devons garder à l'esprit les fortes contraintes qui nous empêchent d'entendre correctement les sons dans l'extrême grave.

*

La principale contrainte est liée à une caractéristique physiologique incontournable de notre système auditif. Notre oreille possède en effet une moindre sensibilité dans l'extrême grave, celle-ci sera commentée sur la base des courbes d'égale sensibilité établies en 1933 et constamment réajustées depuis .

*

Une deuxième contrainte très importante est d'origine mécanique.
Pour reproduire un même niveau sonore lorsque la fréquence décroît, davantage d'air doit être mis en mouvement. Si rien ne vient aider le haut-parleur dans sa tache, lui imposer de reproduire une fréquence 2 fois plus basse lui demandera de brasser 4 fois plus d'air.

Sur ce point, la charge que représente l'enceinte acoustique nous propose plusieurs choix dans la manière d'exploiter son haut-parleur. POLINFRA profite au maximum de cette aubaine pour pousser les performances de l'ensemble tout en soulageant le travail du haut-parleur.

Optimisation de la boite.

Comparons à droite ces courbes d'élongation ===>

Voyez-vous la différence majeure qui existe entre ces deux mises en boite ?

*

Dans une enceinte close, dite aussi à suspension acoustique, il est choisi délibérément de sacrifier l'onde arrière généréée par le haut-parleur en absorbant celle-ci à l'intérieur du coffret.

*

Dans l'enceinte à évent, dite aussi bass-reflex, le volume d'air contenu dans la coffret est utilisé en résonateur.
Ce volume d'air et les caractéristiques du haut-parleur sont réglés pour produire la pression acoustique par l'évent. Pour les fréquences qui sont voisines de la fréquence d'accord, l'essentiel de l'énergie sonore n'est plus produit par le haut-parleur mais par l'évent.

Comme il est recherché ici une extension dans l'infra-grave, le bass-reflex du caisson BR180 sera donc calé à la limite inférieure de sa bande passante, avec à la clé une limitation très importante des déplacements de la membrane du haut-parleur dans cette zone.
Ainsi, toujours comparé à la charge close, le montage en bass-reflex repousse la saturation mécanique du haut-parleur au profit d'une réduction de la distorsion .

Pourquoi cette technique du bass-reflex ...

... si courante sur les enceintes classiques, ne s'est elle pas généralisée pour reproduire des fréquences aussi basses que 20 ou 25 Hz ?

*

Dans un petit coffret, un évent correctement dimensionné ne rentre pas. Il serait trop long et occuperait lui même un volume très important.

*

Pour réduire la longueur d'un évent accordé très bas, il faut diminuer fortement son diamètre, entachant alors son rayonnement de forts bruits d'écoulement.

*

L'accord est alors déplacé plus haut en fréquence.
Mais l'efficacité de l'enceinte devient rapidememnt nulle en dessous de l'accord , l'évent court-circuitant progressivement les ondes avant et arrière du haut-parleur.

Un caisson bass-reflex accordé par exemple à 40 Hz ne peut pas reproduire correctement les fréquences inférieures à 40 Hz ! Il reproduira mal les fondamentales des intruments les plus graves. Les effets des infra-basses contenus dans les bandes son ne passeront pas.

*

Par son volume élevé de 180 litres, par l'accord de son évent aussi bas que 22 Hz, le caisson POLINFRA BR180 atteint sa fréquence de coupure basse de 20 Hz sans avoir besoin d'une correction électronique.

*

C'est l'encombrement un peu inhabituel qui permet à cet appareil de restituer avec beaucoup d'aisance le soubassement de toutes les bandes sons.

Préserver 99.5 % de l'espace vital !

Ceci est un clin d'oeil, mais les deux BR180 présents dans l'auditorium POLINFRA ( d'une surface de 33 m2 ), n'occupent malgré tout moins que ... 0.5 % de son volume !

polinfra